Agrapole | Les incubés se dévoilent
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Les incubés se dévoilent

Incubateur FOODSHAKER / Au RDC du bâtiment D l’incubateur d’Agrapole accueille plusieurs porteurs de projet autour de l’agriculture et l’agroalimentaire.
Une visite s’impose !

Avec « Que la Ferme », le yaourt islandais débarque en France dans sa version salée

« Que la Ferme » est un projet porté par Gabriel Gutmann et Olivier Gautreau, deux étudiants de l’école de commerce ESDES. L’idée a fait son chemin suite à un voyage Erasmus en Islande où Olivier a pu découvrir le Skyr, un produit laitier local, bien plus protéiné et bien moins gras qu’un yaourt classique. Devant les atouts de ce produit, il décida d’adapter son concept au marché français, via un projet entrepreneurial à réaliser en groupe dans le cadre de leur 3ème année d’étude. Olivier fut alors rejoint par Gabriel et trois autres élèves.

Avec Franck, un producteur de lait de vache des Monts du Lyonnais, ils ont effectué des tests afin de reproduire la recette islandaise. Après s’être intéressés aux potentialités du marché français, ils ont alors décidé de se tourner vers le marché de l’apéritif, celui du sucré étant bien trop concurrentiel. Une fois agrémenté de différentes épices, le yaourt est donc devenu salé, tout en gardant ses propriétés diététiques. « Les produits proposés en apéritif sont bien souvent tous trop gras et trop salés, avec notre Skyr à la française, nous misons sur un apéritif sain et gourmand », soulignent les deux étudiants.

Le projet est arrivé en tête du challenge étudiant, mais seuls Gabriel et Olivier ont eu envie de continuer l’aventure en parallèle de leurs études. Ayant besoin d‘un accompagnement plus technique, ils sont entrés à l’incubateur Foodshaker piloté par l’Isara. Aujourd’hui, les deux associés sont très complémentaires : Olivier s’occupe plus de la partie technique et de la conception du produit, tandis que Gabriel se charge du marketing et de la stratégie commerciale. Le lancement de cette version revisitée du Skyr devrait se faire l’été prochain, lorsqu’ils entameront leur stage de fin d’études.

Grâce à la plateforme « Avec Plaisir », les allergiques reprennent confiance dans la restauration

« Se faire plaisir en mangeant n’importe où, comme n’importe qui, c’est le rêve de beaucoup d’allergiques et d’intolérants alimentaires », affirme Julie Maillard, la fondatrice de « Avec plaisir », un site qui recense les lieux qui respectent la réglementation des allergènes. Et elle sait de quoi elle parle puisqu’elle est elle-même intolérante au gluten et au lactose.

C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à se lancer dans l’aventure de l’entreprenariat. Après avoir fait à la fin de ses études une thèse sur les allergènes et leurs causes, elle a travaillé dans un cabinet de conseil parisien où elle est intervenue comme consultante sur des problématiques liées à l’étiquetage alimentaire et la nutrition. Après une mission à San Francisco, l’idée du concept de « Avec Plaisir » a émergé. L’intolérance de Julie venait juste d’être diagnostiquée et elle s’est retrouvée face à de grandes difficultés pour se nourrir. A son retour en France, la plateforme communautaire est née. C’est la première du genre en France. L’objectif à termes est de recenser tous les restaurants français qui respectent la réglementation sur les allergènes et ceux qui proposent des menus sans allergènes. Effective depuis 2014, une loi oblige les restaurateurs à afficher la présence d’allergènes dans leurs menus. Malheureusement, beaucoup n’appliquent pas la règle car ils ne sont tout simplement pas au courant. La mission de Julie est donc de former et de valoriser les professionnels qui respectent parfaitement cette transparence sur les allergènes. En plus d’être novateur ce site regroupe des établissements qui proposent des menus sans les 14 allergènes, pour les vegans ou encore les diabétiques.

« Ce sujet se démocratise de plus en plus et je souhaite vraiment rassembler cette population pour lui donner une voix. Afin que des personnes comme moi, puissent avoir une vie sociale et sortir déjeuner avec ses collègues en toute sérénité ». Les gens participent d’ailleurs activement au développement de la start-up, puisque ce sont eux qui donnent à Julie les adresses des restaurants à contrôler. La plateforme (http://avecplaisir.edithdigital.net) compte aujourd’hui déjà 300 restaurants, hôtels ou encore boulangeries répertoriés sur Lyon, Paris et Nice. Elle devrait continuer de se développer grâce à l’accompagnement dont Julie bénéficie sur la partie commerciale et qualité, de la part de l’incubateur de l’Isara Foodshaker.

Julie Maillard - Avec Plaisir

« Les petites gourmandises », revisite le biscuit pour un goûter encore plus gourmand

Après avoir passé 20 ans en entreprise, dans le secteur des ressources humaines et des services financiers, Samantha Bellencontre et Frédéric Biard, parents de deux petites filles de 10 et 12 ans, ont décidé, après deux années de réflexion, de se lancer dans l’entreprenariat.

Confronté à leur volonté d’arriver à concilier un emploi du temps chargé entre le travail et la vie de famille, tout en mangeant sainement, le couple a eu l’idée de créer une solution de restauration hors foyer à destination des enfants. L’objectif est de mettre en place des services qui faciliteraient la vie des parents. Si le concept reste pour le moment bien gardé jusqu’à son lancement, à cause de la concurrence qui règne sur le marché de l’alimentation des enfants, une chose est sûre, il s’agira de repas sains, qui plaisent aux enfants avec des produits locaux, issus de circuits courts.

« Nous misons sur la qualité des matières premières afin que le produit soit bon gustativement et diététiquement, pour rendre les plus gourmands addicts ! » Leur sélection à l’incubateur de l’Isara a fini par les lancer réellement dans ce projet. « On avait les compétences et l’envie, donc on s’est dit que c’était le moment de le faire. » Le fait de devenir des incubés a conforté les premières orientations du projet et leur donne aujourd’hui les moyens d’avancer plus vite, notamment sur la partie technique du produit.

« UAI » invite le Brésil dans l’assiette des Français

Michelle Nascimento est originaire du Brésil, pays qu’elle a quitté en 2000 pour venir étudier la gastronomie à Lisbonne. Après cela, elle a vécu dans de nombreux pays jusqu’à finalement venir s’installer à Lyon, il y a 4 ans. Elle a travaillé dans un restaurant brésilien comme cuisinière et c’est là qu’elle a eu une révélation. Devant l’engouement des gens pour les « Pão de queijo », ces petits pains à la farine de manioc et au fromage, typiques du Brésil, elle a décidé de monter un projet pour en proposer sur le marché français.

Ce petit pain en forme de boule, croquant au premier abord puis moelleux à l’intérieur, a le très grand avantage d’être sans gluten, ce qui renforce son attrait pour les personnes sensibles. Michelle a adapté la recette originale en y ajoutant de la crème fraîche et du comté afin de satisfaire pleinement l’appétit français. Mais ce n’est pas le seul produit que la brésilienne souhaite développer en France. Toujours avec la même base, elle cuisine des tapiocas : des sortes de crêpes à la farine de manioc, qui peuvent se manger avec une garniture salée ou sucrée. Elles peuvent même parfois être colorées en rose, orange ou noir avec de la betterave, carotte ou du charbon.

L’objectif de Michelle est de commercialiser ses produits majoritairement auprès des professionnels (restaurants, cafés…). Elle souhaite également à l’avenir, une fois que son concept sera fixé, vendre ses produits dans des épiceries lyonnaises et via son site internet (www.uaipainaufromage.com). Pour le moment, elle travaille sur la stabilisation de ses recettes et sur sa stratégie de business avec l’incubateur Foodshaker piloté par l’Isara.

« Grâce à l’Isara, j’ai accès à beaucoup de contacts, car pour que mon projet ait une chance d’aboutir, j’ai besoin d’investisseurs. Je me retrouve également face à un autre problème : comme d’autres personnes qui travaillent sur des projets similaires au mien avec des produits sans gluten, je suis à la recherche d’un local de production, où il n’y aurait pas de risques de contamination croisée ».

L'incubateur c'est :

FOODSHAKER

Créé en 2008 sous le nom d’Incubateur Agrapole, Foodshaker est l’incubateur de l’ISARA, école d’ingénieurs en agriculture et agroalimentaire.

La mission de l’incubateur : accompagner les porteurs de projet qui souhaitent créer une entreprise innovante dans le domaine FOOD (de la fourche à la fourchette).

Ce dispositif s’appuie sur les experts présents au sein du pôle de compétences AGRAPOLE.

L’incubateur est ouvert à tout porteur de projet quels que soient sa formation, son âge ou son expérience.

 

Propos recueillis par Manon Laurens (APASEC)

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